Presse

Anfa Fertility Center distingué par le prix « European Awards for Best Practices 2013 »

23 décembre 2013

European Awards for Best Practices 2013 - AFC 5European Awards for Best Practices 2013 - AFC 2

 

European Awards for Best Practices 2013

European Awards for Best Practices 2013

 

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La médecine de la reproduction souffre au Maroc de l’absence d’un cadre juridique régissant cette spécialité

3 mai 2013

Marrakech, 03 mai 2013 (MAP) – La médecine de la reproduction et de la fertilité souffre au Maroc de l’absence d’un cadre juridique et d’un code éthique régissant cette spécialité médicale, a affirmé, vendredi à Marrakech, le secrétaire général de la Société Méditerranéenne de médecine de la reproduction (MSRM-Mediteranean society of reproductive medecine), Omar Sefrioui.

« Le Maroc se trouve dans l’obligation de se doter de lois qui doivent clarifier les pratiques légales et celles non autorisées dans cette spécialité « , a-t-il déclaré à la MAP en marge du 11ème congrès de la MSRM dont les travaux se tiennent du 2 au 4 mai dans la cité ocre.

Il a tenu à rappeler que l’Islam est l’une des premières religions monothéistes à avoir légalisé et autorisé la fécondation in-vitro en utilisant les cellules du mari et de l’épouse.

Et de poursuivre que les couples subissant la technique médicale de la fécondation in-vitro sont confrontés à des problèmes de prise en charge par les assurances maladie, étant donné que cette technique médicale est très coûteuse, sachant que l’infertilité n’est pas encore considérée au Maroc comme étant une maladie.

Omar Sefrioui, qui est professeur gynécologue et spécialiste de la fertilité, a fait savoir qu’un couple sur sept a un problème d’infertilité au Maroc, déplorant que cette question reste encore un tabou.

Par ailleurs, il a fait observer que le Maroc est le premier pays du Maghreb qui s’est doté d’un centre capable de réaliser des diagnostics génétiques aux couples, une structure , a-il dit, qui bénéficiera aux couples souffrant de maladies génétiques, ajoutant dans ce le même sens que le Maroc est doté actuellement de 16 centres de la fécondation assistée répartis à travers tout le territoire national et qui sont capables de mettre en pratique la technique médicale de la fécondation in-vitro.

Concernant toujours cette discipline médicale, Dr. Omar Sefrioui a noté qu’elle a accompli de grandes avancées aux niveaux de la prise en charge et génétique, puisque la fécondation in-vitro a ouvert plusieurs voies dont le diagnostic génétique préimplantatoire.

Organisée en partenariat avec la Société marocaine de fertilité et de contraception, la 11e édition du congrès annuel de la MSRM connait la participation de près 600 spécialistes nationaux et internationaux de la fertilité venus de plus 18 pays.

Au programme de cette manifestation scientifique figurent des cours, des workshops et des plénières portant sur la fertilité et touchant aussi bien le volet chirurgicale et médical que le biologique ainsi que les dernières avancées dans ce domaine. (MAP) FB—BR TE 

11e édition du congrès annuel MSRM

13 juin 2013

La Société Méditerranéenne de Médecine de la Reproduction (MSRM) a organisé en partenariat avec la Société Marocaine de fertilité et de contraception la 11e édition de son congrès annuel qui se tiendra du 2 au 4 mai à l’hôtel Pullman, Marrakech. Ce congrès a connu la participation des plus grands spécialistes internationaux de la fertilité et deplus de 600 participants nationaux et internationaux. 

A cette occasion, le professeur Omar SEFRIOUI, président du congrès a convié à l’inauguration officielle de cet événement des journalistes qui on assisté également à un point presse au siège du congrès à l’hôtel Pullman.

 

FAMILLE ACTUELLE

ASSABAH2

ASSABAH

ALMAGHRIBIA2

ALMAGHRIBIA

AL MASSAE

 

Du nouveau dans la fécondation in vitro

27 décembre 2007

Une première au Maroc : une nouvelle technique de congélation des embryons appelée vitrification a été expérimentée avec succès. Ils sont maintenant trois centres à utiliser cette technique, qualifiée de « simple, reproductive et peu coûteuse » et donnant lieu à une amélioration des résultats en termes de Fécondation In Vitro. 

Les Dr. Omar Sefrioui, gynécologue obstétricien, et le Dr Noureddine Louanjili, biologiste, nous ont fourni quelques explications à ce sujet.

Dans quel cas un recours à la fécondation in vitro est-il nécessaire?

Dr. Sefrioui : Quand les traitements classiques ne donnent pas de résultats. Dans la prise en charge de la stérilité, il y a des étapes à franchir. La première consiste à l’identification du problème, qui nous permet de savoir si le cas est évolutif ou irréversible. Dans certains cas on a recours à la fécondation in vitro : sperme très défaillant, et dans ce cas on est obligé de court-circuiter la fécondation naturelle, trompes bouchées ou ovaires vieillissant, c’est-à-dire lorsqu’il s’agit d’un vieillissement précoce chez la femme qui a atteint 37 ou 38 ans. Dans ce cas, il faut qu’on agisse vite parce qu’on n’a pas le temps pour lui faire subir les différents types de traitements pendant que les années passent. 

Quelles sont les techniques utilisées dans ce genre d’opérations ?

Dr. Sefrioui: il y a la fécondation in vitro classique. Elle est destinée aux jeunes couples, ceux qui ont un sperme normal et une récolte ovarienne normale, c’est-à-dire, qu’ils produisent 6 à 7 ovules normaux. On les met dans un système de fécondation classique. Et il y a aussi ce qu’on appelle l’ICSI (injection intra cytoplasmique des spermatozoïdes) chez les femmes qui n’ont pas assez d’ovules. Mais si la femme n’a pas beaucoup d’ovules et qu’on n’arrive à avoir que 3 à 4 ovules, on a peur que ça ne féconde pas, et donc dans ce cas, il vaut mieux allez d’emblée en ICSI, et ainsi on est sûr d’avoir des embryons.

Où en est le Maroc par rapport aux autres pays ? 

Dr. Sefrioui: très honnêtement, nous sommes tout le temps présents dans les congrès internationaux pour présenter nos travaux. Aujourd’hui le Maroc peut être fier d’avoir des résultats très au point par rapport à l’Europe et aux centres européens de référence. Je pense que nous offrons un taux de grossesse presque similaire, au alentour de 25 à 30% ce qui n’est pas du tout négligeable. 

Récemment une nouvelle technique de congélation des embryons appelée vitrification a été expérimentée avec succès au Maroc, que pouvez-vous nous dire sur cette nouvelle technique ?

Dr. Sefrioui: cette technique est une amélioration des techniques classiques de congélation qui donnaient -à l’échelon mondial- très peu de résultats pour des moyens très lourds. Maintenant cette nouvelle technique est simple, peu coûteuse et reproductible, c’est-à-dire que tous les centres peuvent avec une petite formation faire une vitrification. Elle a offert à tout les centres qui l’on fait un excellent taux de grossesse qui peut aller jusqu’à 20% supplémentaire parce que avec une seule tentation, la femme a des embryons de plus. Avec cette technique, on offre à la femme sur les 20 % ou 30% déjà existant, 15 ou 20% supplémentaire qui n’est pas négligeable dans un pays où le coup reste lourd par rapport au niveau de vie des marocains et surtout dans l’absence de la prise en charge. 

Quel apport peut avoir la vitrification sur le traitement des stérilités?

Dr. Louanjli : la vitrification est une nouvelle technique de congélation des embryons qui permet de donner des chances supplémentaire aux traitements actuels et donc pour les gents qui n’ont pas de moyens de bénéficier de nouvelles chances aux moindres coûts. C’est une technique simple, reproductible, très peu couteuse, qui ne nécessite pas de matériels performants et peut être généralisable à tous les centre de FIV et donc elle permet d’avoir un taux de grossesse additionnel relativement important par rapport à la technique de congélation classique. C’est une technique vraiment révolutionnaire et d’ailleurs de plus en plus de pays s’y mettent. Maintenant, on compte trois centres au Maroc qui utilisent cette technique dans les villes de Casablanca, Rabat et Marrakech.

La femme doit-elle être assistée durant la période de l’intervention ?

Dr. Louanjli : non ce n’est pas nécessaire. La femme est préparée pendant une quinzaine de jours pour avoir des embryons et après l’opération elle vit une grossesse normale avec un contrôle régulier.

Etat des lieux de la stérilité au Maroc

31 juillet 2007
par Houria Ben Moussa

La stérilité s’érige comme un réel problème de santé publique. Environ 15 à 17% des couples souffrent d’infertilité au Maroc, en absence de taux officiels.

Le mariage de plus en plus tardif, la pollution, les Maladies sexuellement Transmissibles, les croyances liées à la pilule comme moyen de maîtrise de fertilité sont, entre autre, les causes majeures de l’infertilité au Maroc.

Le traitement de la stérilité s’est nettement amélioré et dans 70 à 80% des cas, le médecin arrive à identifier le problème. Les traitements sont parfois simples et conduisent à une grossesse dans 1/3 des cas. Seules 20 % des cas arrivent au stade de la FIV.

Cependant, les traitements ne sont pas prise en charge par les services de mutuelle et de CNSS ce qui les rendent assez coûteux par rapport au niveau de vie des couples marocains.

 

La reconstruction vaginale: pour une vie de couple adéquate

19 décembre 2007
par Houria Ben Moussa

De plus en plus de femmes recourent à la reconstruction vaginale. Ce type d’opérations s’érige comme solution pour les femmes souffrant de troubles, de maux ou de largesse au niveau du vagin. Le Pr. Omar Sefrioui, Gynécologue Obstétricien, nous explique dans cet entretien les cas cliniques dont lesquels elle est recommandée et les éventuels risques qu’elle peut entraîner.

En quoi consiste la reconstruction vaginale et dans quel cas cliniques est-elle nécessaire ?

La reconstruction vaginale est une chirurgie esthétique ou reconstructrice de l’appareil génital féminin lui permettant d’avoir une esthétique normale ou un vagin de volume et de taille normaux lui permettant une vie sexuelle et de couple adéquate. Ces techniques sont indiquées dans plusieurs cas :

– Les femmes qui souffrent d’une augmentation de la taille des petites lèvres qui deviennent exubérantes déformant la vulve ou responsables de douleurs lors des rapports du fait de leur volume ;
– Des femmes souffrant de troubles de la libido liés à une largesse excessive du vagin souvent après les accouchements voir même chez des femmes n’ayant pas d’enfants ;
– Chez des femmes dont le mari se plaint d’une largesse du vagin rendant le désir dans le couple de plus en plus rare et souvent source de conflits conjugaux ;
– Chez certaines femmes souffrant de troubles hormonaux entrainant une augmentation du volume des lèvres prêtant parfois à confusion avec des anomalies congénitales alors qu’elles ne le sont guerre ;
– Chez certaines femmes ayant un vieillissement labial ou des déformations après une perte de poids excessive.

Quelle est la fréquence de ce type d’opération au Maroc ?

Cette intervention de par son coté récent dans le monde et la rareté des centres la proposant notamment au Laser commence à peine à être connue.

Le Maroc est un des pays qui a démarré ces techniques assez tôt après les américains et nous nous sommes doté d’équipements notamment du LASER nécessaire à la bonne réalisation de ces techniques. 

Quel est le rapport entre la reconstruction vaginale  et l’hyménoplastie? 

Il n’existe aucun rapport entre ces techniques et l’hyménoplastie puisque ces techniques en majorité des cas sont proposées à des femmes ayant une activité sexuelle reconnue souffrant de troubles et voulant les réparer

Quel genre de femmes recourt à cette opération ?

Aujourd’hui les patientes que nous recevons ont un âge qui varie de 20 à 75ans et est donc destinée à toute femme souffrant de ces maux.

Quels sont les risques et Les effets secondaires de la reconstruction vaginale?

Les techniques proposées actuellement et notamment celles réalisées au laser ont l’avantage d’avoir peu d’effets avec une cicatrisation très rapide et une reprise d’activité dans des délais très rapprochés. La chirurgie en elle même est ambulatoire la patiente sortant le même jour.

 

Obstétrique – Les causes d’une fausse couche

11 décembre 2007
Par Kenza Alaoui | LE MATIN

Au moindre signe d’alerte, il ne faut pas hésiter à consulter son médecin traitant

Dans la vie d’une femme, l’interruption d’une grossesse est toujours accompagnée d’une douleur qu’il n’est pas aisé de surmonter.

Une fausse couche met donc fin à des espoirs qu’elle a portés en elle durant sa courte grossesse. Toutefois, d’un point de vue médical, ce phénomène est banal et sans gravité sur la santé de la maman. D’après les spécialistes, la fausse couche est un événement qui survient assez souvent mais qui ne signifie aucunement que la procréation de la femme est en danger.

 » La fausse couche est définie comme l’interruption spontanée de la grossesse avant 14 semaines d’aménorrhée (3 mois de grossesse) », c’est en ces termes que le Pr Omar Sefrioui définit ce phénomène qui constitue la principale cause de perte du bébé. Et d’ajouter : « Nous ne disposons pas de chiffres sur le taux des fausses couches, au Maroc néanmoins, il semblerait que 15 à 20% des grossesses finissent par un avortement spontané, parfois très précoce, sans que la femme ne s’en rende compte ». Sur le plan mondial, les études montrent qu’un tiers des grossesses, se terminant par une fausse couche, survient la plupart du temps durant les trois premiers mois.

Ce problème est reconnaissable grâce à des signes qui ne trompent pas ou presque. Notre gynécologue explique qu’un avortement spontané est souvent annoncé par des douleurs pelviennes plus ou moins intenses suivies de saignements plus ou moins importants.

Ceci dit, tout saignement n’entraîne pas automatiquement une fausse couche. D’un autre côté, l’absence de mouvements du bébé, qui risque de limiter ses mouvements pour des contraintes d’espace, n’annonce pas forcément une mort fœtale in utero. Ces signes méritent, tout de même, d’être signalés à son médecin traitant qui effectue les examens nécessaires pour y voir plus clair. « Parfois, le diagnostic est fait sur une échographie de contrôle montrant un œuf clair ou faisant état d’une absence d’activité cardiaque fœtale », précise le Dr Sefrioui. Mais comment s’explique ce problème et quelles sont ses causes ?
Les causes d’une fausse couche sont multiples et variées. Elles sont à 30, voire à 40% occasionnées par une malformation chromosomique.  » Elles peuvent être d’origine infectieuse telle une listériose, une toxoplasmose ou une rubéole contractée lors de la grossesse. Il peut également s’agir de causes permanentes comme les malformations utérines, une cloison dans l’utérus ou un utérus didelphe (2 hemi-cavités utérines) réduisant l’espace de développement de l’œuf. Mais dans 30% des cas, il n’existe aucune cause évidente à la fausse couche « , déclare le Pr Omar Sefrioui, gynécologue.

Les chances des femmes face à une fausse couche ne sont pas les mêmes. Certaines sont plus exposées que d’autres. Celles qui entament une grossesse au-delà des 38 ans, ou celles qui sont porteuses de maladies chroniques comme le diabète ou autres maladies génétiques ou encore des malformations utérines courent un plus grand risque. Néanmoins, une fois que l’avortement spontané est survenu, il ne reste plus grand-chose à faire.

Notre spécialiste assure que les conséquences physiques sur la maman sont rarement graves si ce n’est l’impact psychologique d’une perte d’un bébé parfois tant attendu. En revanche, il arrive que l’hémorragie soit très importante et impressionnante nécessitant une intervention rapide en vue de permettre l’évacuation utérine par aspiration. C’est ainsi que le problème est résolu dans la majorité des cas. Il s’agit d’une intervention chirurgicale banale ambulatoire qui consiste en une évacuation par une sonde sous anesthésie générale. Et quand il est question d’une fausse couche débutante, un traitement médical est suffisant aboutissant à l’évacuation utérine. Suite à cet incident, la femme peut retomber enceinte dans les 2 ou 3 mois qui suivent.

Pour celles qui se posent des questions sur leur avenir de procréation, le Pr Sefrioui répond:  » L’avenir de la procréation n’est mis en jeu que si la femme fait 3 fausses couches successives, ce qu’on appelle la maladie abortive (voir Explications). A ce moment, la fertilité peut être mise en jeu nécessitant une prise en charge spécialisée.
Et ce en passant par la recherche de la cause et son traitement. Dans certains cas, le passage par une FIV (Fécondation in vitro) est nécessaire pour pallier le problème.

Ceci dit, il existe parfois des complications liées à une évacuation utérine mal effectuée ou à une surinfection spontanée qui se traduit par l’apparition d’accolement utérins appelés synéchies nécessitant un traitement chirurgical par hystéroscopie ».
Inutile donc de sombrer dans une dépression. Tous les espoirs sont permis après une fausse couche.

Les enfants mort-nés

Les enfants mort-nés présentent un développement complet. La plupart du temps, les raisons du décès restent difficilement identifiables : elles peuvent être le fait d’une anomalie chromosomique ou d’une asphyxie parfois causée par une mauvaise position du cordon ombilical.
Des facteurs de risque peuvent également avoir leur part de responsabilité, comme la cigarette, l’usage de la cocaïne, une mauvaise nutrition ou une forte pression artérielle.

Ces événements étant le plus souvent accidentels, on ne suspecte généralement pas plus de risque de voir se reproduire cette douloureuse expérience chez une femme qui en a déjà été victime que chez une qui en a été exempte. L’application des directives visant à mettre en contact avec leurs enfants les mères ayant accouché d’un enfant mort-né, ne constituerait pas un soutien psychologique bénéfique pour ces femmes. C’est du moins ce que révèlent les études qui ont essayé de définir la meilleure manière de venir en aide aux parents pour les aider à faire leur deuil de l’enfant perdu. Les résultats ont montré que les comportements encourageant ‘’le contact avec l’enfant mort-né » étaient associés à une augmentation de la fréquence des troubles psychologiques.

 

Infertilité: Nouvelle technique, nouveaux espoirs

31 juillet 2013

 La vitrification des embryons, une première au Maroc

C’est une première au Maroc. Il s’agit de la première grossesse avec une nouvelle technique de congélation des embryons. Le principe de ce procédé, développé depuis 4 ans par un Belge, permet de conserver les embryons en culture prolongée par vitrification. Ainsi, au lieu de congeler les ovules, spermatozoïdes et embryons humains avec la méthode lente, qui requiert trop de matériels, il est possible de recourir à une méthode ultra-rapide.

Comment ça marche ? Contrairement à la congélation classique, l’eau contenue par les cellules passe du stade liquide au stade vitreux (comme du gel), au lieu de transiter par une période de cristallisation. Cela altérait les embryons à hauteur de 9%. «La préparation est devenue plus simple, peu coûteuse et sans risques. Elle ne demande pas d’anesthésie», confie le Pr Omar Sefrioui, gynécologue obstétricien, qui a mis en place cette technique au Maroc avec le Dr Noureddine Louanjli. Mais encore, cette méthode révolutionnaire a contribué à l’amélioration du taux de grossesse. En effet, la vitrification a permis d’avoir jusqu’à 20% de grossesses en plus en Belgique et en Scandinavie. Il a également été démontré que les bébés nés avec cette technique étaient en bonne santé.
Actuellement, il existe au Maroc près de quatorze centres de Fécondation In Vitro (FIV) répertoriés et trois centres de congélation opérationnels.

L’objectif de la congélation est de ramener les spermatozoïdes, les ovules et les embryons in vitro de la température physiologique (37C°), à -196C° (azote liquide). Par la suite, ils pourront être utilisés après des mois ou même des années de conservation en les ramenant à la température normale en vue d’être replacés dans l’utérus. La nouvelle méthode existe au Maroc depuis 8 mois. «Elle est praticable par tous les centres de FIV au Maroc», explique Dr Noureddine Louanjli, biologiste de la reproduction humaine. De nombreux couples ont déjà franchi le pas. «Nous avons effectué près de 220 tentatives de congélation dont une trentaine pour la vitrification», confie Sefrioui. Le coût varie entre 20.000 et 25.000 DH, y compris le traitement onéreux dispensé à la femme. De plus, le couple doit se manifester chaque année pour renouveler son contrat, moyennant des droits.
La première maman à bénéficier de ce traitement en est déjà à sa quatorzième semaine de grossesse. Cette patiente de 32 ans était suivie depuis huit ans pour infertilité d’origine masculine. Elle avait déjà tenté une FIV au mois de juin avec une réponse satisfaisante : neuf embryons dont deux qui ont pu être vitrifiés. Signalons que seuls les embryons de qualité peuvent être vitrifiés. A défaut, ils sont détruits. Ainsi, la vitrification recèle bien de perspectives pour l’avenir. Dans le cas de vieillissement ovaire précoce ou de maladies nécessitant des traitements stérilisants, il faut craindre pour son capital génétique et donc penser à en conserver une partie. Le côté éthique de la question est aussi à soulever. Les professionnels du domaine réclament par la même occasion de s’y pencher conjointement avec le conseil des Oulémas.

 

Il faut assumer !

AU Maroc, près de 15% des couples souffrent d’infertilité. Mariages tardifs, pollution, Infections sexuellement transmissibles (IST), etc. sont parmi les causes d’infertilité. Un tiers est assuré par les femmes, un autre par les hommes et le reste par les deux. La prise en charge de ce phénomène est lourde. Mais, avec un bilan bien conduit, près de 80% des problèmes peuvent être identifiés.

Sara BADI
http://www.leconomiste.com/article.html?a=83049

Nouvelle technique

30 décembre 2007
Paru sur L’OPINION

Expérimentée pour la première fois à Casablanca
Première grossesse, pour un couple infertile, par nouvelle technique de congélation d’embryon Plus de 30% de chance pour des couples souffrant de stérilité, selon les praticiens

Ils sont des milliers à faire un parcours du combattant pour avoir un enfant, soit environ 15% des couples marocains jeunes et moins jeunes. Un vrai problème de santé publique. 

C’est pour donner plus de chance à des couples qui veulent avoir un enfant mais souffrent de stérilité, qu’une nouvelle technique de congélation des embryons appelée vitrification, déjà employée en Belgique, Hollande et pays scandinaves, a été inaugurée par deux spécialistes marocains à Casablanca, apprend-on lors d’une conférence de presse. Cela s’est conclu par « la réussite de la première grossesse » grâce à cette technique pour un jeune couple souffrant d’infertilité depuis 8 ans, a annoncé l’équipe médicale auteure de l’intervention.

Dans le cas de ce couple spécifique, âge de la trentaine, l’infertilité est du côté du mari. La technique de vitrification consiste à mettre des embryons en culture jusqu’au 5ème jour. Le procédé est validé et vient de réussir avec actuellement une grossesse de 14 semaines chez une femme qui avait presque désespéré de pouvoir tomber enceinte et donner la vie un jour. C’est ce qui a été annoncé mercredi à Casablanca par le Pr Omar Sefrioui, gynécologue obstétricien et Dr Noureddine Louanjli spécialiste en biologie humaine ? « C’est pour pousser les centres de procréation médicalement assistée à s’investir plus dans cette voie, que nous avons agi » a déclaré Pr Sefrioui.

Or il existe à travers le Maroc 14 centres dont seuls 3 utilisent la technique de congélation d’embryons. La congélation permet la conservation d’ovule, embryons auxquels on peut recourir en cas de ménopause précoce par exemple. Dr Louanjli a rappelé que la conservation se fait en « concertation avec un comité d’éthique des Ulémas ».

« L’objectif de la congélation c’est de ramener les spermatozoïdes, les ovules et les embryons humains produits in vitro de la température physiologique (37°) à -196°C (azote liquide) puis les ramener, au besoin quelques mois, voire quelques années plus tard, à 37°C pour les utiliser ou les replacer dans l’utérus ».

La technique de vitrification est doublement intéressante apprend-on. D’abord elle permet un taux de réussite élevé, soit l’augmentation de ce taux de 15 à 20% contre seulement 8% de réussite pour la technique de congélation classique. Ensuite, elle est plus simple et moins coûteuse.

L’infertilité existe pour 15 à 17% de couples en Europe. Pour le Maroc, il n’y pas de statistiques dûment établies, mais elle toucherait 15% de couples selon des estimations de spécialistes. Les couples concernés, des dizaines de milliers de personnes, font désespérément le tour des hôpitaux et cliniques pour résoudre leur problème qui est d’avoir un enfant.

Les causes de l’infertilité sont multiples : d’abord les femmes se marient de plus en plus tard. Il y a la ménopause précoce. Le problème de l’infertilité peut être liée aussi à la pollution, à l’existence d’une infection sexuellement transmissible non diagnostiquée. Ensuite, l’âge ovarien ne correspond pas chez la femme à l’âge biologique, ce qui veut dire que la ménopause peut intervenir tôt. Il y a aussi l’insuffisance ovarienne.

Les hommes ne s’impliquent pas beaucoup dans la prise en charge. Des tabous entourent toujours le domaine avec des hommes qui consultent seuls pour des diagnostics de fertilité. Souvent ce problème d’infertilité crée des dissensions et déchirements au sein du couple. Mais le problème d’infertilité semble démocratiquement partagé : 35% des cas d’infertilité proviennent des femmes, 30% des hommes et, dans 30% des cas, il s’agit d’un problème mixte où les deux partenaires sont concernés. Dans les pays du Golfe plus de 50% d’infertilité est dûe aux hommes.

On parle d’infertilité et de stérilité. Dans le cas de stérilité, c’est une situation d’infertilité définitive et sans espoir. Mais quand on parle d’infertilité, c’est qu’il y a encore de l’espoir. 

D’abord par traitement. A ce propos, si un bilan médical est correctement conduit, il permet d’identifier le problème dans 70 à 80% des cas et de le traiter éventuellement. Et la fécondation in Vitro est indiquée dans 20% des cas chez des couples infertiles soit pour échec de traitements préalables, soit anomalie des trompes (obstruées), soit anomalie profonde de sperme ou âge avancé de la femme (plus de 38 ans).

Concernant le traitement, une femme sur trois souffrant d’infertilité parvient à être traitée pour devenir féconde grâce à un protocole médicamenteux.